Pirate Cinema

Pirate Cinema, premier roman que je lis de Cory Doctorow. Et j’ai pas été déçu.

Il est assez réputé pour écrire des romans de « Geek », genre Mr.Robot, mais en livre.

Dans celui-là, ça parle d’un ado qui fuit sa famille, après qui leur est fait coupé l’accès à internet, parce qu’il téléchargé des films illégalement, pour ensuite en faire des montages (des sortes de YTP pour les connaisseurs)

Il se retrouve à Londres, à la rue, où il fait des rencontres qui vont l’amener vers de nouvelles aventures…

C’est un livre qui parle de piratage, de copyright, de société, de liberté et d’amitié. J’ai beaucoup aimé !

Le résumé :

Trent McCauley is sixteen, brilliant, and obsessed with one thing: making movies on his computer by reassembling footage from popular films he downloads from the Net. In the dystopian near-future Britain where Trent is growing up, this is more illegal than ever; the punishment for being caught three times is that your entire household’s access to the Internet is cut off for a year, with no appeal. Trent’s too clever for that to happen. Except it does, and it nearly destroys his family. Shamed and shattered, Trent runs away to London, where he slowly learns the ways of staying alive on the streets. This brings him in touch with a demimonde of artists and activists who are trying to fight a new bill that will criminalize even more harmless internet creativity, making felons of millions of British citizens at a single stroke. Things look bad. Parliament is subject to the demands of a few wealthy media conglomerates. But the powers-that-be haven’t entirely reckoned with the power of a gripping movie to change people’s minds….

– Cory Doctorow

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Silk Road

Alors, quand tu va lire le résumé, tu va dire « Putain c’est clickbait ! », mais en vrai le livre est vraiment qualitatif !

Ça raconte l’histoire d’un Dark Market (Silk Road) spécialisé dans la vente de drogues, dirigé par un gars super inspiré par l’idéologie libertarienne.

C’est super intéressant, et c’est le genre de livre où t’as du mal à t’arrêter de tourner les pages !

Le résumé :

It was the ‘eBay of drugs’, a billion dollar empire. Behind it was the FBI’s Most Wanted Man, a mysterious crime czar dubbed ‘Dread Pirate Roberts’. SILK ROAD lay at the heart of the ‘Dark Web’ – a parallel internet of porn, guns, assassins and drugs. Lots of drugs. With the click of a button LSD, heroin, meth, coke, any illegal drug imaginable, would wing its way by regular post from any dealer to any user in the world. How was this online drug cartel even possible? And who was the mastermind all its low roads led to? This is the incredible true story of Silk Road’s rise and fall, told with unparalleled insight into the main players – including alleged founder and kingpin Dread Pirate Roberts himself.

– Eileen Ormsby

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Make a world

Le livre avec lequel j’apprends à dessiner. Tout simplement.

J’en ai parlé plus en détails ici

Petit résumé : (mais t’inquiète à l’intérieur ya que des dessins)

Using simple shapes, Ed Emberley shows would-be artists how to draw over 400 things, such as an airplane, anteater, submarine, train, kangaroo, gondola, and much much more! This classic book is packed with cool things that kids-and not a few adults-really want to draw. Easy and fun, the book provides hours of art-full entertainment.*

– Ed Emberley’s

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Je veux reussir.com

Petite BD cools sur un entrepreneur qui connaît la ruine après le succès de sa startup, et comment il rebondie ensuite. L’histoire (vrai) ce situe dans les années 90/2000 en pleine bulle internet ! (donc si tu veux en savoir plus sur ce moment, je te conseil cette BD). Et j’aime bien l’ambiance générale avec les couleurs utilisées !

Avec la complicité du dessinateur Juan Díaz-Faes, David Cantolla, le créateur de la célèbre série d’animation pour enfants Pocoyo, partage son incroyable histoire dans Le Guide du succès pour les losers. Cinq années de travail acharné pour monter une entreprise de plus de 600 personnes, et en plein essor, subir soudain l’éclatement de la bulle Internet des années 2000. Anecdotes, humour, conseils pratiques, tout concourt à faire de cette autobiographie un véritable guide pour les passionnés de tout poil !

– David Cantolla

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Odd Jobs

Voilà un livre qui compile plein de jobs « bizarres ». Ils sont pas tous si bizarres que ça, mais ya des trucs originaux, ouai ^^ Globalement, c’est des petits taff pour gagner de l’argent 😉

Je te laisse avec le résumé :

Here is a book for every curious, courageous, or desperate person who’s willing to set convention aside to earn a living in the face of an ailing economy. From fashioning balloon animals to promoting liquor brands to picking berries in Australia, this easy-to-read, entertaining book takes a candid look at over a hundred jobs that don’t require you to sit in an office eight hours a day, five days a week.

– Abigail Gehring

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J’ai lu une biographie sur un Bodybuildeur… et putain c’était grave bien !

Ça c’est un titre racoleur mon pote !

En même temps, j’y peux rien…

Cette biographie est probablement ma meilleure lecture de l’année (bon elle est pas finie) (je parle de l’année hein)

Bon… alors le bodybuilding… oui, oui… ça peut paraître pas super intéressant… je sais…

Des corps ultra-musclé, sur-bronzé, en string, sur une scène, ça fait pas rêvé tout le monde…

Moi non plus ça me fait pas rêver.

Mais je pense que ce bouquin peut plaire à tous le monde !

Je suis sportif, je fais de la musculation, donc je suis peut-être un peu biaisé, mais j’ai vu d’autres personnes sur internet, qui ne sont pas du tout sportives et qui ont vraiment aimé le bouquin !

Justement : de quoi parle le livre concrètement ?

D’un gamin, Mike Mentzer, qui grandis en aux États-Unis et qui se prend de passion à soulever de la fonte.

Il évolue dans une époque d’entre-deux.

Le bodybuilding commence tout juste à émergé comme discipline dans le pays, mais c’est encore un truc d’initié.

D’ailleurs son père, n’accepte pas vraiment le truc « Les vrais hommes ne font pas de la gonflette » « c’est pour les homosexuels » (eh oui, l’orientation sexuelle n’est pas aussi bien acceptée qu’aujourd’hui aussi)

Malgré tout, Mike Mentzer est totalement absorbé par ce sport.

Il lit des magazines, à peu près la seule ressource à laquelle il a accès à l’époque, et teste tous ce qu’il y a dedans. Il est les lis, les relis, les re-re-lis.

En plus de ça, il s’intéresse à la science, à l’univers…

… et il applique une sorte d’intensité peu commune à vivre sa vie et sa nouvelle passion.

Petit à petit, guider par cette passion du bodybuilding, Mike Mentzer va progresser considérablement !

Il affiche un physique colossal dès son adolescence.

Mike grandi, va gagner au fil du temps du galon et des compétitions prestigieuse… sans jamais arriver à finir premier.

… pourtant Mike Mentzer est au sommet de son art. Parce que oui, pour lui, le bodybuilding, c’est de l’art. De la sculpture humaine.

Mike n’est pas comme les autres bodybuilders, il se passionne de philosophie, d’architecture… il pousse son corps et son esprit dans ses retranchements.

C’est justement cette différence qui va creuser la distance entre lui et sa réussite, entre lui et les autres bodybuilders.

Si enfant Mike gobé tous les conseils des magazines pour prendre du muscle, adulte il cherche plutôt à montrer ce qu’ils sont :

Des conseils sans fondements.

Car Mike c’est aussi plongé dans l’objectivisme, cette pensée qui voit tout à travers la raison, et qui rejette les croyances et la religion, guidé par les écrits de Ayn Rand, une très célèbre auteure libertarienne qui a eu gros impact sur la politique des marchés financier.

Mike au fil des années, guidé par une soif d’apprendre sans fond, c’est plongé dans la compréhension du corps, de sa mécanique et il en persuadé :

Le monde du fitness est corrompue et il va lui mener la guerre.

Cette guerre qui va lui apporter bien des soucis. Aussi bien professionnellement (puisque le bodybuilding est devenu son métier) que personnellement.

Le livre réserve une bonne partie à l’ascension parallèle d’Arnold Schwarzenegger à Mike, et à leur collision frontale qui ne finira jamais.

Cette biographie, ce n’est pas Mike Mentzer qui l’écrit, puisqu’il est aujourd’hui décédé. L’auteur, c’est Nicolas Chemla qui a dû faire un travail considérable pour rassembler tous un tas d’éléments.

Et justement, Nicolas montre bien plus que des passionnés du muscle dans son livre !

Il dresse aussi un portrait des États-Unis des années 50 à 90, de son histoire, de sa société…

Mike Mentzer, et le bodybuilding sont mis en contexte avec des sujets parallèles (abordé plus ou moins en détails), comme la guerre du Vietnam, l’arrivée des produits anabolisants, la libération des corps, le mouvement hippie, le rêve américain…

Le tout ponctué de personnes haute en couleurs comme ce fabricant de machines de musculation, un type ultra-caractériel, avec un passé flou en Afrique ou encore ce médecin obsédé par le progrès humain qui introduira les stéroïdes, qui provoqueront un raz de marré dans le milieu sportif.

On apprend beaucoup de chose, c’est bien plus qu’un livre sur un bodybuildeur !

Ça se lit comme un roman et c’est dur à poser une fois commencé ! 😉

Et puis c’est très bien écrit, avec des petites pépites de phrases comme :

« L’électricité qui circule de l’un à l’autre fait comme une décharge qui dérègle les cÅ“urs »

« Comme un astronome à l’écoute des vibrations de l’univers »

Le livre montre aussi des hommes qui veulent devenir machines, augmenter scientifiquement.

« Il y avait, selon lui, une équation à écrire entre exercices corporels, pouvoirs de l’esprit et stimulations chimiques, qui permettrait d’assurer la reconstruction et le renforcement musculaires. Avec, à nouveau, les mêmes questions : si l’on pouvait régénérer et reconstruire le muscle, pouvait-on le développer ? l’améliorer ? Et jusqu’où ? Quels dosages, les formules, les thérapies les plus efficaces ? Quelles étaient les limites, s’il y en avait ? »

Mais pris de vertige par les vapeurs philosophique et intellectuelle… il ne faudrait pas perdre l’équilibre…

« Tu vois Dorian, ils n’ont pas ce truc qu’on a, toi et moi, ils n’ont pas leur propre « centre de gravité », à l’intérieur d’eux-mêmes. Ils n’ont pas de centre. »

Pas sûr que tous le monde y arrive…

Lire Monsieur Amérique