Normopathe et Déviant

J’ai découvert le concept de normopathe dans cette vidéo :

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La déviance, j’en avais déjà entendu parlé, mais j’avais pas vraiment une image positive du truc.

C’est intéressant d’avoir un angle de vue différent sur la déviance et d’avoir un parallèle avec la normopathie et ça a été une sorte de réalisation pour moi.

Ces dernier temps, je suis revenu sur d’anciennes inspirations que j’avais délaissées : Oussama Ammar et Naval Ravikant.

Deux personnages un peu différent de ce qu’on a l’habitude de voir et qui m’intriguent pas mal.

Je regarde ça avec beaucoup plus de recule qu’il y a quelques années. Je fais le tries entre le storytelling, les biais inhérents à leur contexte de vie etc…

Ce genre de personnes peuvent vite attirer une certaine adoration aveugle. Parce qu’ils ont des points de vues tranchés, parce qu’ils font paraître simple des trucs compliqués, parce qu’ils ont des avis qui divergent de ce qu’on a l’habitude d’entendre.

Je pense que mes diverses escapades intellectuelle de ces dernières années m’ont amenées les outils pour éviter de tomber dans le piège de l’adulation. Ce n’est pas que je suis immunisé, mais je me rends compte rapidement quand je commence à idéaliser une personne et je sais prendre du recule ensuite. (au passage, cette vidéo qui décrypte Oussamma est vraiment sympa)

Sans compter le fait que j’ai quand même pas mal d’opinions qui divergent d’Oussamma et de Naval, ce qui aide à prendre du recule.

Mais justement, je trouve que j’ai trouvé une position agréable :

Je ne suis pas d’accord avec tout ce que ces personnes disent, néanmoins je trouve qu’elles disent aussi des choses très intéressante qui peuvent m’apporter de la valeur.

En fait, je m’extrait des personnes, des identités que je pourrais leurs collées, pour me concentrer sur leurs propos et en retirer ce que je peux en retirer.

Oussamma a un discourt pro riche, ultra capitaliste. Est-ce que je suis en phase avec ça ? Non, il y a beaucoup de choses sur lesquels je ne suis pas d’accord là-dessus.

Mais il parle aussi de beaucoup d’autres choses qui me sont utiles, qui élargissent mon horizon, sur la curiosité, sur l’échec etc… Et il dit aussi des choses qui sont contradictoires avec ses idées capitaliste. Et justement, c’est ça que j’aime.

…et puis, ça reste toujours intéressant d’entendre des choses sur lesquels je ne suis à priori pas d’accord. D’avoir différents angles de vues, d’entendre différentes expériences.

Il y a un truc dont je me suis rendu compte ces dernières années : je déteste vivre dans les dogmes.

Un dogme c’est une idée ou un regroupement d’idées, qu’on ne peux pas remettre en cause. L’anti-capitaliste dogmatique n’écoutera que des anti-capitalistes et toutes les idées capitaliste ou idées qui proviennent d’un capitaliste devront être rejetées, car elles ne sont pas compatible avec le dogme : les idées anti-capitalistes. Et évidemment, c’est pareil dans l’autre sens.

J’écoute des personnes anti-capitaliste et j’écoute des personnes capitaliste et je vais pouvoir être d’accord avec les deux ou en désaccord avec les deux.

Et je pense que c’est beaucoup plus humain comme ça. On est pas fait pour avoir une harmonie intellectuelle. Les idées c’est pas des couleurs qu’il faut assortir ensemble. Les cases peuvent se mélanger.

On est des êtres pleins de nuances et de dégradés et j’ai appris que c’est beaucoup plus agréable de vivre comme ça que d’adhérer à un dogme et de rejeter en bloque tout ce qui vient en contradiction avec se dogme.

Quand on défend un dogme, c’est une identité qu’on défend. Et je ne me sens pas libre quand je suis enfermé dans une identité à défendre.

Automatiquement, on a tendance à tous tomber dans le piège du dogme, c’est pour ça que j’aime bien les personnages déviants et qu’ils m’intèressent dernièrement.

Du coup, ma prochaîne lecture sera sûrement « Outsiders. Etudes de sociologie de la déviance » de Howard S. Becker.

J’ai aussi un livre qui me reviens en tête régulièrement : Black and White Thinking de Dr. Kevin Dutton. J’avais commencé la lecture, mais je ne l’ai jamais continué. J’ai envie de le reprendre.